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Deux Français lourdement condamnés en Iran pour "espionnage" et "complot"
information fournie par Reuters 14/10/2025 à 14:50

(Ajoute précisions sur les peines, contexte)

Un tribunal iranien de première instance a infligé de lourdes peines de prison à deux Français accusés d'espionnage pour le compte de la France et d'Israël, ont rapporté plusieurs agences de presse iraniennes sans les nommer.

Cécile Kohler et son compagnon Jacques Paris sont actuellement les deux seuls ressortissants français officiellement détenus en Iran et ont été inculpés en juillet dernier d'espionnage pour le compte d'Israël et de complot destiné à renverser le régime de Téhéran.

Un ressortissant franco-allemand âgé de 18 ans, Lennart Monterlos, arrêté en juin dernier, a été libéré après avoir été acquitté d'accusations d'espionnage portées à son encontre, a annoncé mercredi dernier le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot.

Sans nommer les prévenus, les agences de presse Fars et Mizan ont déclaré qu'un tribunal avait condamné l'un des ressortissants français à six années de prison pour espionnage au profit de la France, cinq ans de prison pour complet en vue de commettre un crime contre la sûreté de l'Etat et vingt ans d'"emprisonnement en exil" pour avoir aidé les services de renseignement israéliens.

L'autre prévenu s'est vu infliger une peine de dix ans de prison pour espionnage au profit de la France, cinq ans pour conspiration en vue de commettre un crime contre la sûreté de l'Etat et dix-sept ans d'"emprisonnement en exil" pour aide aux services de renseignement israéliens.

Les deux condamnés peuvent faire appel devant une juridiction supérieure.

La France a accusé à plusieurs reprises l'Iran de détenir Cécile Kohler et Jacques Paris de manière arbitraire, de les maintenir dans des conditions proches de la torture à la prison d'Evin à Téhéran et de ne pas leur assurer une protection consulaire adéquate. L'Iran rejette ces accusations.

L'Iran accuse pour sa part la France de détenir arbitrairement l'Iranienne Mahdieh Esfandiari, une étudiante vivant à Lyon arrêtée cette année pour des publications anti-israéliennes sur les réseaux sociaux.

Le porte-parole de l'appareil judiciaire iranien, Asghar Jahangir, a déclaré mardi que les accusations à son encontre étaient sans fondement.

"Nous oeuvrons sans relâche à sa libération sans conditions", a-t-il dit.

Il y a huit jours, Paris et Téhéran avaient fait état de

progrès

dans les discussions en vue de la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris en échange de celle de Mahdieh Esfandiari.

(Rédaction de Dubaï, Jean-Stéphane Brosse pour la version française, édité par Benjamin Mallet)

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